Izabela-pticica.jpg

Izabela Matoš, artiste plasticienne nazairienne est diplômée des Beaux-Arts à Belgrade. Artiste polymorphe, elle chante tout aussi bien qu’elle peint, joue de la contrebasse ou du piano, et prends plaisir à explorer et se laisser surprendre par la richesse sans fin du monde sonore. Monteuse et créatrice sonore, elle participe à de nombreuses performence scénique, croisant ses rêveries à celles d’autres artistes, musicien, danseurs, vidéastes, plasticiens, etc.

 

Née à Dubrovnik (actuelle croatie), elle passe son enfance à Herceg Novi, « La bouche d’or de Kotor » en Yougouslavie (dans l’actuel Monténégro). Son esprit curieux d’exploratrice l’amène au voyage. Elle découvre

le monde et vogue dans l’art, ne négligeant ni ses formes majeures, ni celles trop souvent considérées à tort comme mineures. Elle expose régulièrement ses œuvres et participe à de nombreuses expositions collectives, coordonne différents ateliers d’arts un peu partout en Europe.

 

Où réside ce qui la pousse, sans cesse, à vouloir recomposer la mosaïque méditerranéenne ? Sans doute quelque part dans sa fascination pour le soleil et la mer, les parfums et les couleurs, la richesse des textures, le vent et les vagues, les îles de bonheur, les ports et les bateaux, les invitations au voyage, la navigation… la vie et le rêve. Izabela Matoš, au contraire de la tendance conceptuelle et analytique de l’art contemporain, pose sa vision des choses, forte, personnelle, insolite et poétique. Izabela, par son esprit nomade avide de grands espaces, enrichit la réalité et invoque une expérience esthétique et poétique. Avec ses œuvres, abordant une multitude de techniques — dessin, peinture, gravure, broderie — Izabela investi la matière et nous conduit dans la nature, organique. Le processus de création devient un rituel féminin dans lequel sont brodés émotions, histoires et désespoirs.

 

« La communion entre l’homme et le végétal inscrit les créations d’Izabela dans l’esprit romantique qu’elle revendique, le monde végétal est reflet d’un état d’âme. »

Gislaine Lejard, écrivaine